Pleins feux sur … Les Editions Phébus
Et une nouvelle rubrique, une ! Il m’a semblé intéressant de vous livrer de temps à autre un article entièrement consacré à une maison d’édition. La France regorge d’éditeurs plus ou moins connus (et plus ou moins indépendants) ayant chacun leur spécialité, leur « patte » éditoriale. Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, j’ai décidé de jouer la carte de la subjectivité entière et assumée puisque Phébus est mon éditeur préféré … En espérant que cette nouvelle rubrique comble vos attentes et puisque je suis d’humeur généreuse, je peux d’ores et déjà vous annoncer que s’ajouteront prochainement des articles sur la collection Terre Humaine, sur les Folios 2 €, sur Le Masque et enfin sur les éditions Tallandier.
Les Editions Phébus
Crées en 1976, cette maison d’édition est spécialisée dans la littérature étrangère. Romans contemporains y côtoient de nombreux classiques souvent méconnus dans nos contrées. Par ailleurs, les récits de voyage constituent également une part importante de leurs parutions. Les Editions Phébus ont rejoint en 2003 le groupe Libella, né en 2000 à l’occasion du rachat du groupe Buchet-Chastel.
Outre la grande qualité du catalogue, les livres Phébus et notamment ceux de la collection Libretto (« Poche ») sont imprimés sur du papier de grande qualité (ce n’est pas à négliger) et possèdent souvent de forts jolis couverture. En bref, tant sur le fond que sur la forme, si je devais définir cet éditeur en 3 mots, ce serait : Élégance, Voyage et découverte. Un seul petit point négatif malgré tout ; les prix de ces ouvrages sont parfois un peu élevés même en version Libretto.
Le catalogue
Voici 6 ouvrages qui ont retenu mon attention dans le catalogue des Editions Phébus et plus particulièrement de sa collection Libretto. Ils sont emblématiques, il me semble, de leur ligne éditoriale.
Confessions d’un négrier de théodore Canot : » Ces Confessions, mémoires confiées à un journaliste américain, Brantz Mayer, et publiées à New York au milieu du XIXe siècle, furent longtemps considérées comme un classique de la littérature d’aventures : naufrages, beuveries, batailles rangées entre trafiquants… rien ne manque aux amateurs.Mais aujourd’hui, tout le prix de ce récit exceptionnel réside également dans le tableau exhaustif de la traite négrière après les guerres napoléoniennes. On y trouve données économiques de base, description de la logistique des diverses branches de ce commerce, ainsi que le raisonnement intellectuel permettant de justifier ce « négoce », et qui constituera l’un des fondements de l’histoire du racisme. »
La dame en blanc de Walter Wilkie Collins : La critique est ici !
La séquestrée de Charlotte Perkins Gilman : » Ce classique des lettres américaines est, selon Diane de Margerie qui en a établi la présente édition, «de ceux qui laissent une trace ineffaçable». Et pour cause: ce récit halluciné, tendu et violent nous est livré à la première personne par une jeune mère tombée en dépression grave. Elle accepte de se soumettre à une cure de repos d’un genre radical, qui s’apparente à une séquestration pure et simple. L’idée du mari médecin: après un régime de privation si draconien, l’épouse taraudée par des idées d’émancipation n’aura qu’un souhait… échapper à sa prison pour retrouver enfin les doux plaisirs du foyer. Cependant elle ne réagit pas comme l’avait prévu la Faculté. »
Bonbon Palace de Elif Sharak : » Bienvenue à Bonbon Palace ! Elif Shafak nous ouvre grand les portes de cet immeuble d’Istanbul, jadis bâti par un riche Russe pour son épouse dont le regard vide ne s’allumait plus qu’à la vue de friandises… Si l’édifice a gardé son élégance d’antan, il est aujourd’hui infesté par la vermine et les ordures, au grand dam de ses habitants. Les coups de sang ne sont pas rares à Bonbon Palace ! Appartement après appartement, nous sommes invités à rencontrer les membres aussi excentriques qu’attachants de cette petite communauté d’un quartier populaire : le religieux gérant Hadji Hadji ; la desperate housewife Nadja ; la cafardeuse Maîtresse bleue ; Meryem, mère de famille portant la culotte ; Hygiène Tijen, qui n’a pas volé son surnom ; les jumeaux coiffeurs Djemal et Djelal, au centre de tous les commérages ; notre narrateur, philosophe dépassé par les femmes… » et bientôt la critique !
A présent, il ne vous reste plus qu’à filer dans une librairie ou une bibliothèque …
Signé Leiloune









Juste un petit mot pour vous remercier de ce blog. J’ai trouvé plein de nouvelles idées de lecture grâce à vous. Merci