Quelques livres …

(02/12/2006)

medium_oiseau.gifL’oiseau de Oh-Jung Hi :

« Une petite fille raconte. La mère est morte. Le père est au loin, sur des chantiers. Elle s’occupe de son jeune frère, Uil. Une jeune marâtre sortie d’un bordel ne fait qu’un bref passage, vite chassée par la violence conjugale. Les enfants, peu à peu, se retrouvent seuls. Sous les regards compatissants mais aveugles ou impuissants d’un voisinage misérable et d’une société brisée, la fillette, peu à peu, reproduit sur le petit garçon la violence du père sur la figure maternelle ». Ce livre est assez déroutant d’un part du fait la construction de la narration assez complexe et d’autre part du fait du lieu même de l’intrigue, la Corée. Il est vrai que de nombreuses références sont fait à l’histoire et au mode de vie de ce pays avec lequel je ne suis pas vraiment familiarisé. Ceci ajouté au fait que la narration fait de multiples va et vient entre différents personnages, la lecture de ce roman a pu me paraitre parfois un peu difficile. Néanmoins, le propos est d’une telle intensité que l’on passe outre ces difficultés. Je crois qu’il est nécessaire de se pencher sur ce roman car il nous permet à la fois d’aborder d’un peu plus prés la culture coréenne et d’autre part de nous plonger dans un drame au quotidien qu’est la descente aux enfers de ces deux enfants, l’arrivée de la violence dans une famille et plus simplement l’apprentissage de soi et des autres. Une mise en garde toutefois, le propos de ce roman peut s’avérer être assez dérangeant notamment les 20 dernières pages qui sont assez violentes du point de vue de l’action et du propos.

Signe suspect de Patricia Cornwell :medium_signe_suspect.4.gif

Une nouvelle enquête de Kay Scarpetta , la plus célèbre des médecins légistes. Elleenquête ici sur la mort suspecte d’une adolescente qui va la plonger dans les méandres de l’esprit d’un énigmatique tueur. Le suspense est quasi totale jusqu’au dénouement final et même si cela ne doit pas être le meilleur roman de Patricia Cornwell, il se lit avec plaisir. Pour se détendre !

medium_chirurgien5.3.gifLe chirurgien ambulant de Wolf Storne : Un tout autre genre à présent puisqu’il s’agit d’un roman historique . Je dois avouer que ce genre n’est pas ma tasse de thé mais que la lecture a été une vrai surprise puisque j’ai passé un trés agréable moment en compagnie des nombreux personnages de Wolf Storne. Pour l’anecdote, ce qui m’a amené à lire ce livre , c’est sa couverture que j’ai trouvé vraiment laide. Comme quoi, tout peut amener à la lecture!

Plaisanterie à part, Wolf Storne nous raconte les pérégrinations d’un jeune homme ayant grandi dans un monastère où il s’est formé à la médecine, lors de sa quête pour retrouver ses origines. Nous somme au 16ème siècle en Espagne en pleine inquisition. Ce chirurgien ambulant va traverser l’Espagne pour partir en bateau vers l’Angleterre et au cours de ce périple va être accusé d’hérésie,vivre avec des saltimbanques, rencontrer des corsaires … Que d’aventures et que de personnages haut en couleurs ! Car au delà du côté historique fort intéressant d’ailleurs, cet ouvrage possède un côté roman d’aventures (et un côté Rémi sans famille aussi ! ) assez captivant. je vous le recommande donc chaudement.

Signé Leiloune

Germaine Beaumont

(15/11/2006)

medium_germaine.jpgLA BIOGRAPHIE DE GERMAINE BEAUMONT – 1890/1983 -(par Hélène Fau sur le site des éditions La Dilettante)

Femme de caractère, Germaine Beaumont dessine très vite son propre chemin, en quittant mari et enfants pour s’exiler en Angleterre où elle se nourrit de littérature pendant dix ans. De retour en France et débutant sa carrière en tant que journaliste au « Matin » et aux « Nouvelles Littéraires », Germaine Beaumont se fait connaître comme romancière à partir de 1930, avec son premier roman « Piégée », pour lequel elle fut la première femme à obtenir le prix Renaudot. Par la suite, sa carrière d’écrivain atteignit son sommet dans les années quarante, et la qualité de ses romans fut reconnue à diverses occasions par d’autres prix littéraires. Elle fut elle-même membre du comité Femina pendant une quarantaine d’années (1934-1980).Sa vie et son parcours littéraire sont marqués par certaines femmes célèbres : Annie de Pène – sa mère, Colette »mère spirituelle » dont elle est l’assistante ou bien encore Virginia Woolf et Agatha Christie. Dans les années cinquante, elle s’ouvre à la radio où elle anime une émission aux côtés de Pierre Billard, « Les maitres du mystères », et elle dirige une collection de romans policiers féminins chez Plon. En 1981, doyenne des écrivains français, elle raconte son enfance dans un livre ultime : « Une odeur de trèfle blanc » . Témoin d’un siècle,Germaine Beaumont porte un regard à la fois curieux et sans compromis sur l’histoire de son temps et sur la nouvelle génération d’écrivains. Cette femme de lettres a su trouver sa place entre les romancières du début du XXe siècle et les intellectuelles féministes des années soixante-dix.

medium_maisonqsgif.gifL’OUVRAGE

Je viens d’achever la lecture de La harpe irlandaise extrait du livre Des maisons, Des mystères, recueil de 3 romans de Germaine Beaumont. Pour être honnête, je n’avais jamais entendu parler de cette auteure qui pourtant fut célèbre en son temps et ce fut une véritable découverte.

L’histoire est assez difficile à raconter, je dirais juste que cela parle d’une femme qui attirée par une mystérieuse maison en ruine dans un petit village prés de Paris se retrouve au milieu de sombres histoires de famille dont son mari décédé aurait été partie prenante dans sa jeunesse.

Raconté comme cela , c’est vrai ça ne dit pas grand chose mais ce serait sans compter le formidable talent de l’auteure. Germaine Beaumont tisse son histoire comme un roman policier même si ici ni meurtres ni inspecteurs de police. Elle nous emmène au plus profond des tourments de son héroïne et l’on est véritablement passionné par cette histoire de maison abandonnée, de secrets de familles, de troublante amitié.

L’ écriture est très belle, pleine de poésie et de douceur tout en étant assez puissante pour vous tenir en haleine. Car oui, vous trouverez du suspense dans ce vrai/faux roman policier et vous aurez envie d’aller au bout de l’histoire en mêlant vos pas et vos émotions à ceux de l’héroïne.

N ‘hésitez donc pas à découvrir cette très grande écrivain qu’est Germaine Beaumont, vous ne serait pas déçu, elle fait partie de ces auteurs qu’il faut avoir lu à mon humble avis …

Signé Leiloune

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Franck Mc Court

(15/11/2006)

Frank McCourt est un immigré irlandais enseignant dans un lycée new yorkais, jusque là rien de très original et palpitant mais lorsque ce prof prend sa plume et nous livre son parcours de l’enfance en Irlande aux premières années d’exil en Amérique, tout devient beaucoup plus passionnant.

medium_cendres.gifFrank McCourt a donc écrit trois romans autobiographiques : « Les Cendres d’Angela », « C’est comment l’Amérique » et « Teacher man ». Je vous parlerais plus précisement des 2 premiers puisque je dois avouer avoir commencer Teacher man sans toutefois le terminer du fait à la fois d’une certaine redondance avec le tome 2 et d’un style un peu moins pertinent à mon sens (mais ceci n’est que mon avis et je sais que de vrais critiques littéraires en ont fait les louanges).

Dans les Cendres d’Angela, l’auteur nous raconte son enfance et sa jeunesse à Limerick, petite ville irlandaise. La misère sociale, le poids de la religion, le manque d’hygiène (ex : pas de toilettes, un cabinet sert de vidoir de pot pour toute une rue), les instituteurs violents, la faim, le froid, tout est là. Le lecteur  a souvent l’impression d’être dans un roman de Dickens. Mais situons un peu mieux la situation du petit Franckie.

Aprés le décés de sa fille Margaret agée seulement de quelques jours, Angela décide de quitter Brooklyn et de rentrer dans son pays l’Irlande avec son mari et ses 4 autres enfants, les jumeaux encore en bas âge, malachy et Francis âgé alors de 5 ans. En Irlande, les attendent le chômage, la misère, la maladie puisque là bas la tuberculose est monnaie courante, deux nouvelles naissances mais aussi le décés des jumeaux. Le père ne trouve pas de travail et les rares fois où ils en trouve, il boit son salaire au pub et perd son nouvel emploi au bout de quelques jours. La mère est obligé de faire la quête auprés de l’église Saint Vincent de Paul et peut à peine vétir, chausser et encore moins nourrir ses enfants.

La situation est donc plus que dramatique et au premier abord la lecture de ce livre pourrait sembler plus qu’anxiogène mais c’est sans compter le talent de Frank Mccourt. Il arrive à insuffler une légéreté, un humour que l’on ressent tout au long du livre. Il y a surtout un style plus que maitrisé, jamais pesant et souvent incisif. C’est un enfant puis un adolescent qui nous conte son histoire aves les angoisses immuables de l’enfance, l’envie d’apprendre mais pas l’envie d’aller à l’école, le premier amour, les westerns le mercredi au cinéma du quartier (quitte à passer sans payer car le ciné est un luxe certes mais un luxe indispensable pour un petit garcon réveur dans les années 50).

La poésie est partout présente et l’on ressort de la lecture des Cendres d’Angela indigné(notamment par l’attitude de l’église) mais surtout ému  et transformé et c’est là toute la beauté de la littérature, réussir à toucher ce qu’il y a de plus profond en chacun de nous et faire qu’un titre de livre puisse provoquer chez nous un souvenir plein d’émotions.

Mais je m’attarde comme d’habitude prise par les mots et je ne vous ais toujours pas parlé de C’est commentmedium_amerique.gif l’Amérique ?. Dans ce deuxième opus, McCourt nous raconte son arrivée à New york et sa premier année d’enseignant. Le livre est toujours trés bien écrit, l’auteur décrit les choses telles qu’il les a vécues et ressenties sans jamais être complaisant mais je dois dire que ce livre est moins attachant que les Cendres d’Angela. Néanmoins, on a plaisir à découvrir la manière dont l’auteur va réussir à donner un sens à sa vie et à se sortir de la misère. Les petits boulots, l’engagement dans l’armée, les foyers de travailleurs, la tentation de tomber dans l’alcoolisme comme son père et puis enfin les cours du soir et une classe de futurs plombiers ou coiffeuses à qui il faut faire aimer la littérature (sans toutefois sortir des oeuvres au programme, puritanisme oblige). Le lecteur grandit avec l’auteur et est rassuré quand aux chances du petit franckie devenu grand de trouver un certain équilibre .

A Lire donc et sans hésitation !

Signé Leiloune

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Arthur et les Minimoys (T1/2)

(30/10/2006)

medium_arthur.gifJe viens de lire Arthur et les Minimoys de Luc Besson et je dois avouer que moi qui me faisais une joie de découvrir ce roman pour enfants, j’ai été fortement déçue.

Tout d’abord situons l’histoire : Arthur est une garçon de 10 ans qui vit avec sa grand mère. Son grand père, grand voyageur et passionné de culture africaine  a mystérieusement disparu voilà 4 ans. Tout irait parfaitement dans la vie d’Arthur si un certain Davido, sorte de patron à la mode paternaliste n’avait décidé de faire main basse sur la maison de la chère mamie pour en faire un centre commercial. Afin d’empêcher ce drame le petit garçon a 48 heures pour retrouver son grand père ainsi qu’un trésor caché par ce dernier dans le jardin. Pour ce faire, il doit utiliser la magie et rejoindre le peuple des Minimoys (petits êtres de 2 mm) qui vit sous le dit jardin et qui est aussi menacé par le projet de centre commercial et par un méchant minimoys qui veut les tuer ou/et les assujetir  …

tout un programme! De prim’abord, cela paraissait assez tentant mais voilà, au cours de ma lecture j’ai rencontré deux problèmes qui m’ont gâché tout plaisir.

Premièrement, le style et ce n’est pas le moindre problème . pas la peine de s’apesantir sur le sujet, j’ai trouvé que c’était vraiment mal écrit. J’argumente quand même (pas d’attaque gratuite, c’est une règle !): Le style est à la fois brouillon et lourd, les phrases manquent de rythme mais surtout à certains moment, notamment lors des scènes d’actions on ne comprend pas grand chose. Besson veut tellement nous montrer que l’action est rapide que du coup ça va un peu trop vite pour le cerveau (en tout cas pour le mien !…).

Deuxièmement, j’ai trouvé que tout ceci manquait cruellement  d’imagination. Certes l’univers général est sympathique mais que d’emprunts à d’autres œuvres (parfois nettement meilleures d’ailleurs). En vrac : « Le seigneurs des anneaux » (c’est le plus flagrant), Star Wars, Chéri j’ai rétréci les gosses, « Tom Pouce », « Gulliver »…………… beaucoup d’etc . En soi ce n’est pas gênant de bénéficier voire de s’inspirer des apports antérieurs de la littérature ou du cinéma voire de la BD mais ce qui compte, c’est de le faire de manière judicieuse et pas trop flagrante et de créer son propre univers original et sa propre narration.

J’arrête là en souhaitant que le film soit de meilleure qualité que le livre et en disant ceci : ce n’est pas parce qu’on s’appelle Luc Besson qu’on est bon dans tous les domaines. En l’occurrence pour celui de la littérature, à mon sens l’essai ne devrait pas être transformé ! (référence sportive … il fallait la caser!)

Signé leiloune

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La foire aux vanités

(17/10/2006)

medium_foire.gifJe viens donc de terminer la foire aux vanités de William Makepeace Thackeray et ce livre malgré ses 1000 et quelques pages, je dois dire qu’il m’a passionné de bout en bout .

Mais je vous laisse le soin de découvrir la 4ème de couverture pour mieux situer de quoi il s’agit (ce n’est pas que soit paresseuse, mauvaises langues, c’est qu’elle est bien faite !)

« Il s’agit de l’un des plus grands classiques du roman anglais. Le XIXe siècle britannique est divisé entre Dickens et Thackeray comme le nôtre entre Balzac et Stendhal. Thackeray (1811-1863) est l’égal de Stendhal et La Foire aux Vanités (1848), son chefs-d’oeuvre. Il y utilise un style humoristique ou ironiquement épique pour donner l’un des plus grands romans de satire sociale en langue anglaise.

La thèse fondamentale du livre est que, dans la société occidentale, le seul moyen d’arriver, si l’on est sans naissance ni fortune, est de violer tous les principes moraux que la société fait semblant de respecter. La question qu’il pose donc est : qui faut-il blâmer, ces aventuriers, ou le système qui les rend nécessaires ? Le personnage principal est une femme hypocrite, ambitieuse et sans scrupules : on assiste à son ascension au sommet de la société et à sa chute. Autour d’elle s’agite, dans une immense fresque, la  » Foire aux Vanités « . »

Vous aurait donc compris que l’auteur nous fait plonger au cœur de la bourgeoisie (petite et grande) et de l’aristocratie anglaise afin de nous montrer à la fois leur quotidien, leur ambitions mais aussi tous leurs complots et intrigues. Car il faut vous dire à vous qui n’avait jamais profité d’un bon petit gueuleton avec ces gens qu’ils ont 3 buts principaux dans leur vie : faire de « bons » mariages (nous parlons de situations sociales et non de sentiments pour les fleurs bleues qui me lisent même s’il y a un semblant d’exception dans le livre), gagner toujours plus d’argent (captation d’héritages, bonne place dans l’armée ou dans les affaires afin d’augmenter sa rente) et être apprécier de tous (avec tous les commérages pour éliminer la concurrente qui ose avoir danser avec le gentilhomme convoité pendant le bal du duc de perlinpinpin). Mais assez d’humour et de légéreté, tout ceci est sérieux, il en a va de la vie et de la position sociale et de l’invitation à prendre le thé chez Mistress O’Dowd de nos personnages.

Plus sérieusement, le sous-titre du livre est « roman sans héros » et ceci est important … eh oui car j’estime qu’il y a un double-sens ici (attention analyse littéraire de haut niveau …).D’une part, il est vrai que l’auteur même s’il s’attache plus précisément à quelques personnages en particulier et notamment à deux femmes dresse un très large galerie de portraits (attention d’ailleurs à ne pas vous y perdre tant on a affaire à des personnages qui se croisent de prés, de loin dont les intérêts ses rejoignent, s’opposent etc…et dont les noms ne sont pas toujours simples à retenir et qui changent avec les mariages)), on peut donc dire qu’il n y a pas de héros précis comme pourrait le faire un Dickens dans « David Copperfield » ou Balzac dans  » La peau de Chagrin  » pour me référer à des contemporains de Thackeray.

D’autre part, ce roman ne contient pas de héros au sens héroïque du terme. A aucun moment, les faits ne suscitentmedium_200px-William_Makepeace_Thackeray.jpg l’admiration si ce n’est par l’ habilité de certains à la tromperie. et il s’agit bien là du sujet de Thackeray qui ne condamne jamais les êtres mais plutôt la société qui les pousse à faire des actes peu flatteurs . La société (je re-situe, on est en Grande Bretagne au 19 ème même si je suis assez tentée de dire que tout ceci me semble très actuel. Ah l’intemporalité des êtres et de la littérature !…) ne produit plus des héros mais des gens esclaves de leurs vanités et du prestige social qu’ils désirent.

Je crois que je vais accélérer le rythme car je pense pouvoir passer des heures à parler de ce roman et des auteurs anglais du 19 ème. (je suis dans ma période littérature anglaise et je pense que je vais bientôt connaitre par cœur la partie universalis consacrée à ce sujet et à l’époque victorienne également!) .

Un dernier mot quand même sur le style de Tackeray qui est fabuleux.Ses descriptions (ah oui pour ceux qui n’aime pas les longues descriptions, dommage pour vous) sont très précises et passionnantes, il a une manière de décrire les gens et leur caractère trés incisive parfois cynique. De plus, il fait assez souvent irruption dans le récit et fait preuve d’auto dérision et de d’une critique assez corrosive envers ses collègues écrivains.

Allez, j’arrête là car je dois commencer à vous ennuyer !

Lisez Thackeray ! Soyez audacieux! N’ayez pas peur du nombre de pages! Osez découvrir et apprendre !

Signé Leiloune

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